| AQMI et les armes libyennes : un marché à ciel ouvert pour terroristes ? |
La libre circulation des armes dans la grande région du Sahel est patente et profite directement à AQMI qui peut ainsi s’approvisionner à bon compte en armements et en hommes aussi. La Libye peut rapidement devenir une zone de déstabilisation incontrôlable, poreuse et cible des islamistes si elle ne réussi pas sa transition démocratique avec l’aide et la bienveillance des pays riverains de la zone.Quelle riposte au phénomène ? Une récupération générale des armes une fois la lutte armée terminée est le début de la solution avec une remise rapide au travail des paysans libyens qui ont abandonné leurs champs pour combattre. Il ne faut pas qu’ils soient tentés de rejoindre des groupes armés affiliés à AQMI faute d’avenir pour eux et leurs familles, attirés par une vie heureuse que le grand banditisme d’AQMI pourrait leur proposer. L’Algérie,le Niger, la Mauritanie, le Mali et le Sénégal dans une moindre mesure risquent fort de pâtir de ces marchés d’armes parallèles réalimentés par le conflit libyen. Encore faut-il que les pays cités acceptent de coopérer dans la chasse à ces marchés sauvages d’armements. Ce n’est pas gagné. Ces pays, se trouvent par hasard englobés dans les territoires contrôlés ou convoités par AQMI, ils devront faire preuve d’une coordination et d’une volonté commune forte pour éradiquer ces marchés et par là même l’influence d’AQMI. On voit bien que la tâche est immense lorsque l’on voit la progression du phénomène. Nous savons que ces pays ne disposent pas de grands moyens pour cette chasse malgré la volonté affichée lors de la conférence d’Alger sur le sujet, le 8 septembre dernier. Un des points importants pour la réussite de cette mission est de réévaluer les rapports avec la Libye et ne pas en faire un état paria en refusant de lui tendre la main alors que la page se tourne. Jean-Marc Trappler |
| Samedi, 10 Septembre 2011 18:40 |