| La « wiki gouvernance », démocratie de demain ? |
|
Point de convergence de l’intelligence collective pour les uns, creuset de toutes les rumeurs pour les autres, Wikipedia divise. Au cœur de cette querelle, on retrouve ce qui fait l’essence même de l’encyclopédie : le travail collaboratif qui met à égalité les apports de l’expert et ceux de l’amateur. Cette philosophie, certains voudraient l’appliquer à la politique, sur fond de crise de la représentativité et de dépit démocratique. En Espagne, le tout nouveau parti X, qui reprend la plupart des revendications portées par ceux qu’on a appelé les «Indignés », a inscrit la « wiki gouvernance » à son programme. Pour cette formation politique d’un nouveau genre, il s’agit d’une « démocratie qui inclut la participation des citoyens afin d’élaborer et de gérer les affaires courantes», où les lois seraient élaborées « à la vue de tous, de façon collaborative et transparente entre les citoyens et les gouvernements ». A la manière d’une pageWikipedia que chacun peut éditer, les projets de lois seraient ainsi discutés, amendés et votés en ligne par la population elle-même. Rêvons : ce qui implique la distribution par l’Etat Mauritanien à son peuple, d’un ordinateur et une connexion Internet par famille « imposable » ou créer dans les villes mauritaniennes de plus de 1000 habitants des centres numériques voués à la démocratie participative. Certes, l’avènement d’un tel processus de décision généralisée n’est pas (encore) pour demain chez nous. Pourtant, les outils inspirés de la philosophie wiki permettent d’ores et déjà de rapprocher acteurs reconnus et simples quidams. C’est notamment le cas dans de nombreux pays où la transparence numérique permet de créer des plateformes en ligne qui recueillent les contributions des citoyens sur des sujets aussi divers que la sécurité, la santé, l’éducation, et…la politique. Après délibération, les résolutions sont votées sur Internet. Les 2 000 000 de « poètes »Mauritaniens pourront glisser un bulletin électronique pour une consultation publique lancée par le Président Mohamed Ould AbdelAziz sur divers sujets d’intérêt national, comme cela aussi, les «monopoles » de certains « conseillers » ou « ministres » sur des dossiers ou projets vitaux pour le pays, ainsi gelés par leur gestion autocratique, sauterons pour donner plus de visibilité au premier décideur de la république. Il pourra, ainsi, directement avec les électeurs connectés, voir s’il est bien accepté, moyennement accepté ou… pas du tout accepté, sans que l’U.P.R et consorts ne commettent d’impairs du style : achat de consciences et autres pressions de circonstance… Ce rêve, ainsi réalisé, ferait gagner utilement beaucoup de temps à notre pays, surtout si la diaspora mauritanienne dans son ensemble, et pas seulement celle qui est « labélisée » par un certain système comme « politiquement correcte»,pouvait par devoir et…par droit jouer un rôle décisif et important d’action et d’expertise. Si ces consultations « AD HOC », via la démocratie numérique, s’opèrent un jour dans notre cher pays très en retard à ce niveau et à bien d’autres, ce serait le nirvana et l’émergence positive à coup sûr… Mael Aïnine Néma Chérif Source : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. & cridem.org |
| Samedi, 11 Janvier 2014 11:49 |
En hawaïen, wiki est un vocable qui signifie «rapide ».Sur Internet, il désigne un « site Web dynamique dont les pages peuvent être modifiées par tout visiteur» selon la définition du wiktionnaire, l’une des nombreuses pages qui utilisent le moteur de wiki, un logiciel apparenté aux systèmes de gestion de contenus (CMS). Cette technologie apparue en 1995 s’est révélée au grand public il y a une dizaine d’années grâce à la popularité de Wikipedia, l’encyclopédie gratuite, universelle, multilingue et collaborative. Désormais dans le top 10 des sites web les plus consultés du monde, elle est devenue le passage quasi obligé de tout internaute en quête d’information.