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C’est à l’issue d’une réunion marathon qui a duré 5 heures d’horloge, tenue dans la matinée du vendredi 05 Mars, au domicile du député de la Moughata’a de Boghé, en présence de la commission régionale chargée de la supervision de cette opération dans les régions du Gorgol et du Brakna, que le mot d’ordre à été donné pour accomplir cette tâche dans les quatre communes du département, dans un délai n’excèdent pas 30 jours.
La commission d’implantation départementale, composée de trois jeunes membres et présidée par Mama Bâ, a été également mise en place avant le départ de la commission de supervision dirigée par l’honorable député Kadiata Malick Diallo, 5e vice présidente du parti, et comprenant comme vice- président M. Sidina O/ Mohamed et Mohamed O/ Maciré, en charge de la trésorerie. Les membres de la commission ont reçu des consignes claires sur la conduite des opérations de la part des responsables en charge de cette campagne d’adhésion. La commission d’implantation installée La présence physique du candidat à l’adhésion est obligatoire pour obtenir la carte à un prix de 100 UM. Pas question de bourrages. Et la vente des cartes se déroule simultanément avec la mise en place des structures de base du parti. La nouveauté dans le nouvel organigramme, c’est la suppression du comité. La cellule dévient la principale unité de base du parti et qui sera directement liée à la sous-section, instance qui va coiffer toutes les structures da base. L’opération, que veut l’UFP, sera bien différente de celle qu’on a vu l’année dernière dans la maison UPR. Mais attendons de voir les actes pour ensuite juger. Cependant, la soixantaine de militants et sympathisants présents, hier, à cette réunion, ont déploré le délai imparti à la commission départementale de réimplantation, jugé très court pour réaliser correctement le travail dans une aussi vaste Moughata’a. Le parti est clair, cette fois-ci, il cherche à recenser et structurer ses militants, au vrai sens du mot, dans tout le pays, y compris Boghé. Pamphlet contre le régime en place Avant de se pencher sur la question de la réimplantation qui constitue l’objet de son déplacement à Boghé, Madame Bâ née Kadiata Malick Diallo, après le mot de bienvenue prononcé par le député Samba Ciré Korka Sy qui préside la section de Boghé, a dépeint un tableau très sombre de la situation économique, politique et sociale du pays. Après une chronologie retraçant les différents coups d’Etat qui se sont succédés en Mauritanie de 1978 jusqu’au putsch du 8 Août 2008, dont l’auteur est Mohamed O/Ab-del Aziz, l’actuel président, la nouvelle "lionne du Fouta" a été particulièrement critique vis-à-vis du putsch de Mohamed 0/Abdel Aziz qui a renversé le régime de Sidioca, dont "l’élection était incontestée et reconnue partout", a-t-elle affirmé. Tous ces coups d’Etats applaudis, à chaque fois, par le peuple sont illégaux. Jusque là, il y avait deux moyens de conquête du pouvoir : le putsch ou les urnes fait remarquer Madame le député. Et maintenant, une nouvelle voie de conquête du pouvoir a fait son apparition, dit-elle, et il s’agit de la rue, en citant les vagues révolutionnaires qui secouent, aujourd’hui, le Monde arabe, de la Tunisie en passant par l’Egypte, la Libye, le Yémen, j’en passe. Ce vent, prédit-elle, n’épargnera pas notre pays. S’agissant de Mohamed O/Abdel Aziz, elle s’étonne que ce dernier se soit proclamé "président des pauvres" au lendemain de son putsch et de faire la lutte contre la gabegie un credo. A partir d’une petite comparaison des prix de certaines denrées depuis l’arrivée d’Aziz au pouvoir à nos jours, elle a prouvé à l’assistance que la pauvreté n’a pas reculé, mais qu’elle s’est aggravée dans le pays. De 6000 UM (en 2008) le sac de sucre a atteint (en 2011) le prix de 13.500 UM. Le Kg de riz est passé de 160 UM à 260 UM, le kilogramme de lait en poudre de 800 UM à 1400 UM, et l’assistance de crier, en concert, 1700 UM à Boghé, le gas-oil 10 fois plus d’augmentation. Tous les anciens premiers ministres des différents gouvernements (Sidi Mohamed O/Boubacar, Sghaïr O/ M’Bareck, Ould Guig, qui se sont succédés à la tête du pays, sont avec Mohamed 0/Abdel Aziz. Tous les anciens ministres des finances et du développement rural également. Et, ce sont ces gens là qui ont pillé les ressources du pays, qui gravitent autour de lui, fait-elle savoir. En refusant de se soumettre à l’obligation de faire une déclaration de patrimoine, comme l’exige la loi nationale, le président de la république viole, en premier, la loi, et son ministre de la communication, en déclarant devant les députés que cette loi n’est pas importante, ils traduisent tous deux le manque d’honnêteté de nos gouvernants et leur mépris du peuple. Les rapports d’activités, présentés par le PM devant le parlement, ne sont jamais d’un compte de gestion pour éclairer l’opinion sur la façon dont les dépenses ont été effectuées par l’État. Les marchés publics octroyés, de gré à gré, à des proches du président, les nominations de complaisance dans les hautes fonctions de l’Etat, la destitution de ministres ou la suppression de départements ministériels au gré des humeurs du chef de l’Etat, le blocage des salaires qui n’ont pas connu d’augmentation depuis 2008 sous l’ère Sidioca, la gestion amatrice des dossiers du terrorisme, de l’état civil, l’arrêt de l’opération de rapatriement des déportés du Sénégal, le refus de reconnaître les déportés Mauritaniens au Mali, le dossier du passif humanitaire, l’aliénation des terres de la vallée, aucun des sujets d’actualité du moment n’a été occulté par la bête noire du gouvernement de Moulaye O/ Mohamed Laghdaf qui n’a pas manqué d’indiquer que le contenu des interventions qu’elle présente au parlement sont l’œuvre de son parti, l’UFP, qui s’est attaché l’expertise d’une commission d’experts chargés de préparer finement tous ces dossiers. Dose de modestie ou vérité, dans tous les cas de figure, le mérite lui revient, elle et Mohamed El Moustapha O/ Bedredine, et le parti UFP en tire, aujourd’hui, des retombées considérables en termes de ralliements, comme en atteste les nombreux ralliements comme provoqués par les prises de positions des parlementaires du parti dirigé par Mohamed O/ Maouloud. Jules Diop, CP Brakna L’Eveil-Hebdo |